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25/12/2013

Le Conseil d'Etat et les mères portant un foulard

J'ai réagi de deux manières

-sur Médiapart:

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot/241213/laici...

-sur le site du NouvelObs:

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131223.OBS0580/v...

22/12/2013

Les aventures extraordinaires de John le Rouge

 

Bientôt dans toutes les bonnes librairies

 

Si vous suivez la série Mentalist, sur TF1, vous avez entendu parler du mystérieux John le Rouge, le méchant de l’histoire. Il en est régulièrement question, mais nul ne sait exactement qui il est. Quoique, grâce à la surveillance de quelques milliards de mails, les Américains ont pu déterminer qu’il se cache actuellement en France, et même qu’il prétendrait être Français.

 

Voyons, voyons, « John », c’est un prénom anglo-saxon. Voilà un précieux indice. Qui se prétend spécialiste de la laïcité, mais en fait voudrait gangréner notre beau pays par le « communautarisme anglo-saxon » ? Qui ? Ah, j’ai son nom sur le bout de la langue. Ce dont je me rappelle, en tout cas, c’est qu’il se fait appeler « Jean », pour cacher John. Et puis « Jean », c’est un prénom féminin en anglais, or il affirme volontiers être « femme d’honneur », voire le chéri de ces dames.

 

Indice supplémentaire : « le Rouge » : cela sent l’islamo-gauchiste, non ? Et puis, cette manie d’accoler un qualificatif alors qu’un prénom, c’est comme la laïcité, cela ne se conçoit bien que dépourvu de tout adjectif. Il faut, comme Monsieur Badinter (authentique !), déclarer : « La laïcité, c’est la laïcité », et s’en tenir là.

 

Donc John Le Rouge, c’est…. Banco, vous avez trouvé, et donc gagné, le droit d’être parmi les zheureux acheteurs, le 13 février prochain, de UNE SI VIVE REVOLTE, aux éditions de l’Atelier. Et, pour vous faire patienter jusque-là, et ne pas gâcher votre joyeuxNoël-bonneannée, voici un second extrait de ce livre (cf. la Note du 16 décembre) , qui promet d’être passionnant tout plein :

 

NON CONFORME ET DANS L’INCONFORT

 

« De petite taille, malingre, un temps rachitique, je fus un « gaucher contrarié ». Lors du cours préparatoire, dès que dame institutrice aperçut un porte-plume dans ma main gauche, elle donna un coup de règle pédagogique sur cette « mauvaise main », en la désignant comme telle. […]

 

Être gaucher est ma faute […] J’ai résisté aux coups de règles, aux engueulades, et subi les troubles habituels des gauchers opprimés : dyslexie, dysorthographie, bégaiement (temporaire). […] lesentiment d’être physiquement handicapé et moralement non conforme [me colle à la peau]. » (p. 23-24)

 

 « Dès l’adolescence, je dévore des livres d’histoire […] : on y explique que Luther fut considéré comme « hérétique » et, en conséquence, excommunié par le pape. On y ajoute que Luther a brûlé publiquement la bulle d’excommunication. Pareille attitude me plaît et, par tente interposée, je revendique, moi aussi, d’être hérétique.

 

Hérétique face aux politiciens et aux adultes, englués dans la guerre d’Algérie ; hérétique face à la distribution des rôles entre garçons et filles ; hérétique, enfin, face au nouveau pasteur et au conseil presbytéral, ensemble de laïcs qui, en protestantisme, dirigent une paroisse. » (p. 27)

 

 Le chapitre suivant donne les détails de ces trois « hérésies » et des nombreuses mésaventures qui arrivent à l’adolescent à cause d’elles,… puis de sa rencontre avec la Mission de France, et d’anciens prêtres ouvriers.

 

 « Dans mon Cahier, j’indique que « des catholiques me demandent de me convertir » au catholicisme et que, m’estimant « entre deux feux », j’ai cherché un conseil « sans détour » auprès du Père Villessot. Ce dernier déclare alors : « Tu es entre deux feux, restes- y Ne fais pas la connerie de te convertir. Tu quitteras des cadres pour trouver une hiérarchie. » (p. 40).

 

 (à suivre)

 

 PS: Bravisimo aux commentateurs qui donnent les infos (et les liens) sur l'actualité de la laïcité en France. A signaler: le débat fait rage au Québec.

Promis: je vais essayer de ne pas oublié de prévenir de mes prestations diverses. A signaler, Le droit de vivre organe de la LICRA qui porte sur la laïcité: il contient une interview (concise) de ma pomme, avec une erreur : j'ai parlé de prêtres qui pouvaient être "maires" (après 1905, à partir du moment où ils ne recevaient plus d'argent de l'Etat): ils ont confondu avec "maître" et ont mis "maîtres d'école"!

Et n'oubliez pas de lire sur Mediapart le compte-rendu d'un film vraiment très intéressant:

 

 

 



 

 

 

16/12/2013

HUIT SEMAINES ET DEMIE...AVANT LE GRAND EVENEMENT

 Après Huit et demi de Fellini, voici un autre événement culturel considérable :

 C’est dans Huit semaines et demieque va paraitre mon livre qui, bien que non paru, est déjà sur liste des meilleures ventes (eh oui, mon système marketing est plus fort que celui du capitalisme libéral… qui installe en « meilleure vente » dans certaines librairies, des livres le jour même de leur parution).

 Et de plus, j’ai fait en sorte que chaque jour qui passe raccourcisse le délai (Merci qui ?)

 Coucher-vous tôt, levez-vous tard : en dormant 12 heures par jour, plus que 49480 minutes à attendre. On y est presque….

 Et le 13 février au matin, courrez chez votre libraire favori, pour acheter :

 

UNE SI VIVE REVOLTE

Editions de l’Atelier

 

LE LIVRE (tel que présenté par l’éditeur) :

 Jean Baubérot, spécialiste internationalement reconnu de la laïcité, sociologue des religions et historien du protestantisme, livre ses mémoires et questionne, non sans une certaine ironie, son itinéraire « hérétique ». Il tente de répondre à une question cruciale, fil rouge qui sous-tend l’écriture de ce livre : la révolte du jeune homme qu’il était est-elle restée intacte chez l’homme intégré dans la « bonne société » ?

 Révolté par le conformisme social, protestant laïque marqué par une culture de la minorité, chrétien de gauche et gaucher contrarié, Jean Baubérot s’est forgé une conscience critique qu’il s’efforcera de ne jamais abandonner pour toujours regarder avec distance le monde comme il va. Il se raconte et décrit le chemin singulier et sinueux qu’il a tracé, ni à la marge ni au centre, toujours en recherche d’inconfort. Parce que pour changer le monde il faut y avoir sa place, mais y être mal assis !

 Dans son journal intime d’adolescent, ses archives personnelles et ses souvenirs, il puise pour retrouver l’adolescent qu’il était : il s’appelle Jean-Ernest, il est vif, ne sait pas se taire quand il n’est pas d’accord, et ses objets d’indignation sont nombreux (inégalités sociales, inégalité des sexes, colonialisme, antisémitisme, etc.).

 Tout bascule le jour où, par un événement imprévu, il est adoubé par une société qui semblait jusqu’alors le rejeter. C’est un tournant et le début d’une nouvelle vie, celle d’un homme à qui l’on va confier des responsabilités scientifiques et politiques, et qui va, de ce fait, goûter à la reconnaissance et à une certaine forme de pouvoir.

 Ce récit raconte comment un jeune homme, révolté par le conformisme social, contestataire au moment de la guerre d’Algérie, révolutionnaire avant, pendant et après Mai 68, a tenté « d’atterrir » dans la société, d’y trouver sa place, sans oublier la révolte qui l’anime.

Cet ouvrage est aussi le portrait d’une génération de femmes et d’hommes qui n’ont pas sacrifié leurs idéaux à l’ivresse du pouvoir et de leur carrière.

***

 Aller, je sais qu’il va être extrêmement difficile de « tenir » jusque-là. Et comme je ne suis pas un affreux sadique (je suis même plutôt mignon avec les dames), vous allez bénéficier, grâce à ce Blog (qui va revivre, en 2014, parallèlement à celui de Médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberotqu’il faut, naturellement, lire et relire jusqu’à plus soif), régulièrement et jusqu’à la date fatidique, d’EXTRAITS CHOISIS (toujours par mon éditeur).

 

PREMIER EXTRAIT :

 UNE INQUIÉTUDE…

 [A 16 ans, j’écris] : « Quand je contemple le monde, je suis comme la Vénus de Milo : les bras m’en tombent. Quand je tente d’y mettre un peu d’ordre, de vrai ordre, je suis comme la victoire de Samothrace, j’en perds la tête. […]

 Pourtant, une inquiétude sourdait quant à mon avenir : « ma révolte va-t-elle s’atténuer,mourir pour laisser la place à un M. Jean-Ernest Baubérot, bon bourgeois, bien-pensant, chrétien du dimanche, se frayant un chemin en jouant des coudes pour devenir un membre de la haute société, avec rosette de la légion d’honneur et carte de vice-président honoraire ? » […]

 J’ai donc effectué une carrière universitaire, donné des cours et conférences dans quarante pays, conseillé une ministre, écrit ou dirigé trente ouvrages, gagné ma vie sans connaître les affres de fins de mois difficiles et, parfois, fréquenté du « beau monde ». Suis-je devenu un représentant de la « bonne société » ? Ai-je trahi Jean-Ernest ?

  Mon passé me demande des comptes avec la force de conviction d’un ado intraitable, qui susurre : alors, ce n’était que cela ? Des velléités de révolte, pour mieux s’attiédir ensuite, devenir un monsieur convenable ? […] Jean, qu’as-tu fait des rêves et des espoirs de Jean Ernest ? Ne les as-tu pas allègrement piétinés ? As-tu vendu ton âme pour un plat de lentilles ? (p. 13-14)

 A SUIVRE!

 

 

 

20/11/2013

Êxclusif: NOËL EN FEVRIER! Vous allez adorer!

Surprenez vos amis

Surprenez-vous vous-même:

Fêtez Noël, le 13 février prochain, en offrant (à toutes vos copines et copains,... et en ne vous oubliant pas vous-même) mon nouveau livre.

Une autobiographie, où je dis tout, sans oublier le reste....

 

à paraître aux éditions de l'Atelier.

 

 

UNE SI VIVE REVOLTE

 

Itinéraire hérétique d'un protestant laïque

 

TABLE DES MATIÈRES

Prélude : Un senior questionné par son adolescence

 

 Ière partie : Rebelle et boutonneux : un lycéen limousin au temps de la guerre d’Algérie

 

Ch. 1 : 1955-1956. Nom : Kigripan. Prénom : l’Hérétique

 

Ch. 2 : 1956-1958. Un Grillon triplement hérétique

 

Ch. 3 : 1958. Laure : peut-on être heureux dans un monde cruel ?

 

Ch. 4 : 1958-1959. La fin de vie de Jean-Ernest

 

Ch. 5 : L’été 1959. De Jean-Ernest à Jean, la métamorphose

 

Ch. 6 : 1959-1960. Marie-Josée et l’indéfinissable douceur de vivre

 

 IIe partie : Transgressions et révolution sans sacré : avant et après Mai 68

 

Ch. 7 : Le début des années soixante : extension à l’amour du domaine de la lutte

 

Ch. 8 : Le feu d’artifice ambigu de Mai 68

 

Ch. 9 : Les années soixante-dix : le militant et le chercheur

 

 IIIe partie : Un mandarin hérétique ?

 

Ch. 10 : Professeur, citoyen, protestant sous la gauche au pouvoir

 

Ch. 11 : L’éblouissement d’une présidence

 

Ch. 12 : L’étude de la laïcité face la religiosité laïque

 

Ch. 13 : Avec Ségolène Royal, le renouveau de la morale laïque

 

Ch. 14 : Un travail d’Hercule : réformer l’EPHE

 

Ch. 15 : De nouveau franc-tireur face à la douceur totalitaire

 

 Épilogue : Recherche hérétique, désespérément.

 

 

 

 

 

12/09/2013

Charte de la Laïcité

 

Lisez mon commentaire sur  la CHARTE DE LA LAÏCITE

in

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot

Pas besoin d'être abonné à Médiapart pour pouvoir le lire

(mais je vous conseille quand même de vous abonner!)

 

et bientôt, pour tous les amis du Blog,

une GRANDE NOUVELLE.

 

L'annonce de la future parution d'un ouvrage, comme vous n'en avez jamais lu.

12/07/2013

Le Blog sur Médiapart

Je rappelle aux fidèles de ce blog, qu'ils trouveront mes Notes sur Médiapart (en accès libre)

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot

Dernières Notes:

Observatoire de la laïcité: enfin une réflexion sérieuse

"Mon corps m'appartient, il est l'honneur de personne"

Menace contre la laïcité

Mariage: une loi laïque peu assumée

Une morale laïque pour toutes et tous

Lutte contre les discriminations et laïcité

Etc, etc....

 

Et signer l'appel de Médiapart contre la censure.

 

30/06/2013

Conférence et Concert à Villefavard (Hte Vienne) le 13 juillet

-         Vous êtes conviés à une Journée exceptionnelle qui aura lieu à Villefavard (Haute-Vienne, à 50 km au Nord de Limoges, canton de Magnac-Laval):

FeFerme de Villefavard en Limousin

2, impasse de l’église et de la Cure

87190 Villefavard

Téléphone / Fax : 05 55 76 54 72

Mail : ferme.villefavard@wanadoo.fr

Site internet : www.fermedevillefavard.com

12h30 : REPAS. Inscription obligatoire au 05.55.76.59.92  ou jclerc@numeo.fr  avant le 5 JUILLET. Indication du nombre de convives.

18 €uros – gratuit pour les moins de 10 ans.

-         

 15     15 heures : CONFERENCE : « Croyances, sorcellerie et superstitions en Limousin »: par Maurice ROBERT, Limousin, Docteur ès lettres, Directeur de Recherche Honoraire au C.N.R.S.

 Le Limousin constitue un terrain privilégié d’observation des croyances, qu’on les estime « religieuses » ou « populaires », et des superstitions.  . Le conférencier s’attachera, dans un premier temps, à donner du sens à ces mots. Dans une seconde partie, il illustrera d’exemples connus ou vécus chacun de ces comportements et il les commentera.

Enfin, il s’attachera plus particulièrement à examiner le phénomène de la sorcellerie d’après des exemples anciens ou contemporains. Sa conclusion s’inspirera d’une démarche ethnologique.

(Entrée libre. Participation aux frais par collecte)

17 heures : GOÛTER

18 heures : CONCERT avec les maîtres en résidence à La Ferme de Villefavard : Jean-Louis Haguenauer (piano) et Yuval Gotlibovitch (alto) . Programme Bach, Schubert… Réservation nécessaire. (12 €uros )

 

 

 

 

 

 

 

 

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15/03/2013

COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA LAÏCITE

COLLOQUE INTERNATIONAL

 

LAÏCITE, LAÏCITES, RECONFIGURATIONS ET NOUVEAUX DEFIS

(Afrique, Amériques, Europe, Japon, Pays arabes)

 

11-12 avril 2013

 

Site Pouchet du CNRS

 

 59-61 rue Pouchet 75017 Paris

(Métro Brochant ou Guy Moquet

Bus 66, arrêt La Jonquière)

 

 

 

Co-organisé par

Le Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS-EPHE)

La Fondation Maison des Sciences de l’Homme

 Le Centre d’Etudes Ethniques des Universités Montréalaises

 

 

 

Comité Scientifique ;

Jean Baubérot (GSRL)

Sonia Dayan-Herzbrun (Paris VII)

Jean-Pierre Dozon (FNSH)

Micheline Milot (CEETUM)

Philippe Portier (GSRL)

 

Argumentaire

 

 

Ces dernières années, des événements d’importance se sont produits qui confirment la place centrale de la laïcité dans le débat social et politique de nombreux pays relevant d’aires culturelles diverses.

 

-Au plan social, on a repris, à nouveaux frais, la réflexion autour de la place du religieux dans l’espace public. Le débat s’est développé en Europe sur l’assise, principalement,  d’une interrogation portant sur la question de la « visibilité de l’islam », elle-même souvent liée à la question de « l’identité nationale ».

Au Canada, à la faveur du débat engagé lors de la réflexion de la commission Bouchard-Taylor, on a repris la question des « accommodements raisonnables ».

Ces problèmes touchent ailleurs, aux Etats-Unis mais aussi en Amérique latine, la question du rapport entre la loi positive et la norme morale que des groupes religieux entendent promouvoir.

Les « printemps arabes » nous ont confrontés, de même, à l’affrontement de visions du monde très différentes sur la question du rapport de la foi musulmane et du droit de l’Etat.

 

-Au plan juridique, des événements nouveaux sont également intervenus. Le droit, un peu partout,  a établi de nouvelles dispositions.

Certaines, en France notamment (avec le hijab ou le niqab) ou en Italie (affaire Lautsi), concernent les signes religieux. D’autres, en Amérique du Sud ou en Europe, le corps, le genre, la sexualité, la vie.

Des pays arabes, soustraits aux dictatures néo-patrimoniales, sont engagés aujourd’hui dans une vaste ingénierie constitutionnelle, qui conduit certains constituants à poser la question du fondement islamique de la norme législative, et à tenter d’articuler le principe de la religion plus ou moins officielle ou dominante et celui de liberté de conscience, et d’autres à rechercher des voies fort différentes.

 

Ce colloque vise, en s’appuyant sur une série de recherches nouvelles en la matière, à établir un bilan approfondi sur la situation récente.

Il s’assigne, en s’arrêtant sur un corpus large de différentes situations nationales (pays européens, arabes, américains et Japon), trois objectifs principaux.

 

-D’abord, reprendre la question des cadres d’intelligence de la laïcité. Comment se construisent les « imaginaires » de la laïcité ? Quelles sont les facteurs qui pèsent sur leur définition ?

On rappellera ici que l’articulation du pouvoir politique et de la liberté de conscience ne fait pas, aujourd’hui, l’objet d’un traitement identique de la part des différents pays, ni au sein même de chaque pays, de la part des différentes fractions de l’opinion publique.

 

-Ensuite, reprendre la question des types de règlementation du religieux et, plus précisément, le problème de la laïcisation du droit. Comment s’opère, à présent, la réarticulation du rapport entre le droit positif et la norme religieuse ?

Le mouvement n’est probablement pas univoque. Il articule, selon des configurations différentes en fonction des divers pays, à la fois des éléments de reconnaissance du religieux et de résistance à son caractère englobant.

 

-Enfin, reprendre la question des modes de gouvernance du religieux.  Au cours de ces dernières années on a assisté, dans de nombreux pays, à une évolution de la gestion du religieux.

Il s’agira ici de revenir sur les types nationaux d’élaboration des politiques religieuses, en montrant comment ils sont retravaillés, actuellement, à la fois, par les dynamiques, sociales et culturelles, des sociétés internes et par les influences de la société internationale, du processus de globalisation.

 

Ces trois perspectives se retrouveront dans les cinq Panels de ce colloque international,  

 

 

 

PROGRAMME* :

 

Jeudi 11 avril :

Matin:

8h45 : Accueil café

9h15-10h30: Introduction: J. Baubérot (GSRL, EPHE) – M. Milot (CEETUM-UQAM)

«Laïcité, laïcités : Pistes de réflexion et d’analyse »

 

*Les intervenants sont indiqués par ordre alphabétique. Cela ne préjuge pas de l’ordre des interventions.

 

10h45-12h45: Panel I: Héritage et Actualité :

Témoignages d’acteurs :

P. Galand (Centre d’Action Laïque Belge et Fédération Humaniste Européenne)

« Il y a-t-il une place pour la laïcité dans l’espace européen ? »

P. Tournemire (Ligue française de l’Enseignement)

«  La Ligue de l’enseignement et la laïcité, un même chemin »

 

Discutant : J.-P. Martin (GSRL, Université de Lille III)

« Laïcité française, laïcité belge : deux usages d’une même notion »

 

Après-midi :

14h-16h30 : Panel II : Processus de globalisation, religions, laïcité

R. Liogier (CHERPA, Observatoire du religieux, Sciences-Po Aix-en-Provence)

« La globalisation des forces religieuses dans un monde formellement sécularisé »

M. Wieviorka (FNSH, EHESS)

« Pour en finir avec la confusion laïcité, multiculturalisme, religion et culture dans un monde globalisé et multipolaire »

J.P Willaime (GSRL, EPHE)

« Les déterminations historiques, juridiques et sociologiques d’une laïcité de reconnaissance et de dialogue dans l’Europe contemporaine »

V. Zuber (GSRL-EPHE)

« Droits de l’homme et laïcité. Dogmes républicains ou libertés démocratiques ? »

 

17h-19h : Panel III : Liberté de conscience et non-discrimination :

L. Benhadjoudja (CEETUM, UQAM)

« Le féminisme musulman au Québec, quel enjeu pour la laïcité ? »

K. Daté (Université de Sophia, Tokyo)

« De la laïcité de séparation à la laïcité de reconnaissance au Japon »

S. Dayan-Herzbrun (Université de Paris VII)

« Etat civil et libertés individuelles à la Lumière des printemps arabes »

 

Vendredi 12 avril :

Matin :

9h : Accueil café

9h-30-12h30 : Panel IV : Stratégie des forces religieuses dans la sphère publique :

M. Chaoul (Institut de Sciences sociales, Université libanaise, Beyrouth)

« La forclusion de l’Etat par les communautés religieuses au Liban. Les effets pervers du régime de la convivialité des communautés »

J.-P. Dozon (FMSH, EHESS)

«Les processus de prolifération religieuse dans les sphères publiques africaines»

F. Mallimaci (Université de Buenos-Aires)

« La laïcité de subsidiarité entre extension politique de droits et rejet du front religieux »

P. Michel (Centre Maurice Halbwachs, CNRS)

« Stratégies catholiques dans la sphère publique »

A .Saris (CEETUM, UQAM)

« La mobilisation du droit par les forces religieuses au Canada et leurs fondements »

 

Après-midi :

14h-16h30 : Panel V : Production de normes et nouvelles frontières :

R. Blancarte (Colegio de Mexico)

« Le Mexique, une République laïque : fin du chemin ou début des débats ? »

M. Delmas-Marty (Collège de France)

« Internationalisation des normes et métamorphose de l’ordre juridique »

J.-M. Ducomte (Institut Politique de Toulouse)

« Entre respect des libertés publiques et garantie de l’ordre public : les évolutions de la normativité en matière de laïcité »

L. Labidi (Middle East Institute, Université de Singapour)

« Le printemps arabe en Tunisie : Parité, élections et luttes pour le droit des femmes »

 

16h45-17h30: Conclusion: Ph. Portier (GSRL, EPHE)

 

17h30 : Verre de l’amitié.