02/08/2006

DIALOGUE AVEC LES INTERNAUTES

Un des aspects les plus intéressants du Blog est constitué par les commentaires effectués par des internautes qui lui rendent  une petite ou une grande visite. Par ailleurs, d’autres réagissent autrement, par divers moyens directs ou indirects, pour me faire connaître leurs réactions.  Il y a celles et ceux qui approuvent, qui et qui me disent en substance : continuez, c’est intéressant, on apprend des choses. Merci pour ces encouragements, nécessaires car dans la course continuelle contre le temps, je me demande parfois si j’ai raison d’en prendre autant pour le blog.  Ne craignez donc pas  d’écrire des commentaires élogieux !!! (Si vous êtes contents, bien sûr ! Vous pouvez aussi faire des suggestions)

Et puis, je m’aperçois que le blog sert… à de multiples personnes, citoyens, étudiants, profs, etc.

Ainsi, salut à Catherine Szcezsny et merci de son info sur Brême et la Basse Saxe.  Je reparlerai de l’Allemagne lors d’une prochaine Note destinée à expliquer pourquoi je suis contre le système de « reconnaissance » de certains cultes, système existant dans beaucoup de pays européens et prôné, en France même, par certains juristes avec une argumentation qu’il est nécessaire d’étudier (un des points forts consiste à dire qu’il y a, en France, un système officieux de cultes reconnus, générateur d’hypocrisie et, en fait, d’une plus grande inégalité entre cultes que certains systèmes de cultes reconnus comme celui de l’Italie ou de la Belgique. Empiriquement, ce diagnostic n’est pas faux, il faut l’admettre).

Certains se contentent de dire : « non aux cultes reconnus, car c’est contraire à la laïcité ». Mais, même si cela est plus ou moins exact (Briand parlait de « demi laïcité » à propos de ce système), il est, en fait, encore plus contraire à la laïcité de simplement l’affirmer, sans examen approfondi. En effet, la laïcité, la mentalité laïque c’est d’abord l’esprit d’examen, de libre examen, qui fait que l’on doit penser, analyser, même ce qui vous paraît néfaste. L’esprit laïque c’est se battre contre soi-même.

Un philosophe laïque, Alain, parlait du « petit tyran » intérieur qui vous oblige à dire oui à vous-même et à adopter, à votre insu, un mode de penser doctrinaire. Le combattre est le début du combat laïque. C’est pourquoi, je m’amuse et je m’attriste à la fois quand certains « laïques » aujourd’hui parlent par oukases. Quel double jeu, quel double discours : prétendre représenter les Lumières, l’esprit critique et, en fait, tenir des propos doctrinaires et dogmatiques ; s’affirmer tolérant et oublier Voltaire qui affirmait : je suis contre vos idées, mais je me battrais pour que vous puissiez les exprimer.

C’est pourquoi toute critique, tout doute est bienvenu… à condition d’argumenter, de préciser les choses, de ne pas dire péremptoirement que cela ou ceci est contraire à la laïcité. L’intégrisme est une forme de penser avant d’être un contenu de discours. J’explique cela dans le nouvel ouvrage que je publie à la rentrée (début octobre) : L’intégrisme républicain contre la laïcité, aux éditions de l’Aube. Vous y retrouverez, retravaillés, certaines Notes du blog ; en même temps il y aura aussi de nombreux textes inédits.

Ce que j’écris là ne vaut pas que pour la laïcité, bien entendu. Pierre Vidal-Naquet, un grand historien avec lequel j’avais l’honneur d’entretenir une relation de grande estime, en est un ‘vivant’ témoignage (vivant car ce témoignage perdure au-delà de son décès très récent). Quand les idées « révisionnistes » se sont exprimées, niant les chambres à gaz et le génocide des juifs pendant la Seconde guerre mondiale, il n’a pas (alors qu’il avait mille raisons de le faire) balayé cela d’un revers de manche et placé l’affaire uniquement sur le terrain de l’indignation morale, il a mené de longues recherches pour déconstruire scientifiquement ce discours, il y a consacré beaucoup de temps, d’énergie et de grand talent. Et il a écrit cet admirable ouvrage : Les assassins de la mémoire (La découverte, 1987) qui est un modèle de méthode historique rigoureuse et que toute personne intéressée par l’histoire et sa démarche devrait lire. Saluons donc en Pierre Vidal-Naquet un laïque exemplaire.

De même, actuellement, il est tout à fait légitime d’être indigné par ce qui se passe au Liban, je partage cette indignation, notamment devant le massacre qui a eu lieu à Cana. En même temps, il me semble nécessaire d’analyser le tournant que manifeste ces événements. On n’en est plus à l’époque où, en six jours, Israël pouvait vaincre plusieurs adversaires. Le rapport de force s’est modifié. Raison de plus d’ailleurs, de désapprouver la politique suivie par le gouvernement israélien ; non seulement elle est meurtrière (même si, au départ, elle a voulu répondre à une provocation), mais elle est également suicidaire pour le peuple d’Israël. La paix, par le retrait des territoires occupés depuis 1967 n’est pas seulement une solution de justice pour les Palestiniens, mais elle apparaît à terme comme la seule manière pour les Israéliens eux-mêmes d’espérer vivre en paix. Malheureusement, depuis trois semaines, la possibilité d’une progressive pacification est piétinée et le Liban fait les frais de l’emboîtement de deux conflits.

 

Le blog est parfois comme une bouteille à la mer. Je viens de recevoir un bel ouvrage, d’un auteur portugais Fernando Catroga : Entre Deuses et Césares ; Secularizaçào, laicidade e religiào civil. Uma perpectiva historica. Edition Almedina.  Sécularisation, religion civile, laïcité : voila des thèmes qui ont été largement traités dans les Notes un peu théoriques du blog. Eh bien justement, il s’avère, dans cet ouvrage, qu’il a été largement consulté et cité. Chouette.

Certains internautes font des objections, posent des questions. Un internaute qui signe Démos a été choqué que j’ai fait, dans une Note sur « laïcité et diversité culturelle », provenir le terme laïcité de « laïkos » et non de « laos ». Ce latin avait pour lui un parfum… ecclésiastique ! Or laos (en grec) et laïkos, en latin, veulent (au départ) dire la même chose, ce que j’indiquais précisément (je me cite) : « le peuple, l’ensemble des citoyens qui ne détiennent pas des pouvoirs directs ». le sens ne change pas entre le grec et le latin, comme le remarque d’ailleurs Jez, un autre internaute commentateur.

Ensuite, au Moyen Age, le frère lai, le laïc est l’envers du moine, du clerc. Cela appartient à l’histoire et cette opposition entre  le « laïc » (qui ne fait pas partie du clergé, qui n’a pas reçu les ordres de cléricature en parlant d’un chrétien baptisé) et le « clerc » (celui qui est rentré dans l’état ecclésiastique) fait aussi, que cela plaise idéologiquement ou non, partie de la préhistoire du terme « laïcité ». Un certain « anticléricalisme » n’a-t-il pas été nécessaire à l’établissement de la laïcité ?

Mais bien sûr, on trouve d’autres strates : au Moyen Age, laïc a un sens négatif, c’est celui qui n’est pas…. Au XVIe siècle, Calvin a été le premier à attribuer un sens positif à l’adjectif « laïc » et à le sortir de la sphère proprement religieuse : il parle de « juge laïc », pour désigner un juge qui ne tient pas compte du droit canon pour rendre son jugement. Ce n’est pas pour rien que, pour le meilleur et pour le pire (c’est un texte très antiféministe), le Code Civil de 1804 est un document fondateur pour la laïcité.

D’une manière plus générale, la Réforme protestante a relativisé cette distinction  (entre clercs et laïcs) en donnant un certain pouvoir religieux aux laïcs, à tel point qu’on a pu parler au XIXe siècle d’Eglises « laïcocéphales » (= ayant des laïcs à leur tête) pour désigner certaines Eglises protestantes, notamment dans les pays scandinaves et en Grande-Bretagne.

La signification moderne du terme de laïcité est donc née d’un glissement de sens. Jules Ferry lui-même référait ce glissement précisément à la divergence entre des pays de culture protestante et des pays de culture catholique : le laïc, en pays protestant, expliquait-il, peut avoir un certain pouvoir religieux et, donc, enseigner une morale biblique, chrétienne de façon indépendante du clerc, de l’homme d’Eglise. C’est ce qui se passe en Grande Bretagne avec les écoles qui ont instauré la « neutralité confessionnelle ». Mais, dans un pays catholique comme la France, la morale religieuse est forcément sous influence cléricale, et il justifiait ainsi le fait d’aller plus loin, jusqu’à la « neutralité religieuse ».

Ainsi, la laïcité ne tombe pas du ciel et elle ne vient pas davantage directement de la Grèce antique et non chrétienne. Elle possède toute une pesanteur d’histoire, se trouve composée par diverses strates historiques. Et, naturellement, une laïcité vivante, est une laïcité qui bouge, qui mute, qui est en mouvement. Une laïcité riche et complexe. C’est pourquoi, pour mieux la cerner, on peut lui appliquer -cher Y.S. (autre internaute commentateur)- tous les adjectifs que l’on veut, sans blasphème, sauf à sacraliser la laïcité et à vouloir être son gardien orthodoxe. Le laïquement correct est le plus sûr moyen de tuer la laïcité.

D’ailleurs, les expériences de chacun sont différentes : Y. S. est pour la loi du 15 mars 2004, interdisant les signes dits « ostensibles » à l’école publique, ce qui est bien son droit. Mais il ajoute qu’en 1989 (lors de la première affaire de foulards) on pouvait s’interroger, mais aujourd’hui, cela ne lui semble plus possible (sous entendu, il faut interdire le foulard). Ma trajectoire est différente : en 1989, je m’interrogeais, j’étais dans une position intermédiaire : celle de la stratégie de longue durée, pour faire enlever le foulard (et non l’interdiction par décret…). Mais, depuis, j’ai évolué, notamment parce que la pratique de jeunes filles (ou femmes) portant le foulard dans des pays démocratiques (où donc elles ont la possibilité de le porter ou de ne pas le porter : il est clair que je suis contre l’obligation du port du foulard, comme c’est le cas en Iran et dans quelques autres pays) a prouvé que l’on pouvait porter le foulard en étant libre et responsable. Pourquoi croyez-vous que beaucoup d’associations qui ont déposé devant la Commission Stasi (y compris l’Union rationaliste) étaient contre la loi (ou, pour certaines, au minimum, très réservées à son égard) ? A cause de cette raison. L’habit ne fait pas le moine, dit le dicton. On ferait bien de méditer cette sagesse dite « populaire », mais plus subtile que l’inflation idéologique de celles et ceux qui transforment la laïcité en religion civile.

Y.S. précise qu'il va surfer sur différentes Notes du Blog pour mieux comprendre: bonne navigation, pour lui et pour tous les internautes: un petit conseil: lire (ou relire) les Notes qui ont trait  au processus de séparation pour mieux connaître la laïcité de 1905. 

A toutes et à tous les internautes : Bon été, un peu de farniente ne fera pas de mal. N’oubliez pas de lire les Notes sur l’après séparation  de 1905 (Note du 31 juillet et Notes de la catégorie « Les nouveaux impensés ») … et les conseils de lecture (Note : « A lire en vacances »)

 

 

18/01/2006

LES PROJETS DU BLOG EN 2006

ATTENTION, AUJOURD'HUI: 2 NOUVELLES NOTES SUCCESSIVES

Blogeuses et Blogeurs adorés, je vous ai affreusement lâché(e)s : au tout début de 2006, j’avais commencé une longue Note titrée : « Quelle approche de la laïcité », elle devait continuer par de géniales et rugissantes[1] considérations sur la « mauvaise année 2005 » et finir par indiquer les projets du Blog pour 2006. Et puis, interpellé sur la « Commission Machelon », j’ai préféré parler de ce sujet, la semaine suivante. Et aujourd’hui (cf. ci après et la Note suivant immédiatement celle-ci) je choisis de réfléchir sur ce qu’implique combattre la loi du 23 janvier 2005. J’ai, en fait, complètement oublié toutes les hautes considérations dont je voulais vous abreuver, et n’ai plus tellement envie d’y revenir. A la trappe donc, la mauvaise année 2005. Vive 2006, tout frais tout neuf, qui n’a pas eu encore beaucoup d’occasions d’être mauvais et faisons tout notre possible pour lui enlever toutes les occasions que nous pouvons de l’être. Non mais !

Pour un joyeux et fructueux 2006, voici quelques projets du Blog :

-         Réfléchir donc sur le refus de la loi qui veut imposer un enseignement positif de la colonisation. Heureusement, ce texte a suscité beaucoup de réactions et fait couler beaucoup d’encre. Le Blog va y apporter sa petite « note » personnelle dès aujourd’hui à partir des interpellations que j’ai reçues, et notamment de la suivante : « m’enfin, l’histoire n’est pas la propriété des historiens ! ».

-         Continuer la Saga de la séparation des Eglises et de l’Etat : en effet en décembre 2005, la loi est promulguée, OK, mais ce n’est pas fini pour autant : il va y avoir la « crise » des inventaires, les « cardinaux verts », l’acceptation des évêques puis le refus du pape qui va l’annuler, les élections de mai 1906 et le tandem Briand-Clemenceau pour faire face à ce refus, les nouvelles lois de 1907 et 1908 (si bien qu’il faudrait parler des lois de séparation…), etc, etc. Des Notes très sérieuses au niveau informatif. Une comédie dramatique pleine de suspens avec Judith Godrèche (j’ai un petit faible pour cette actrice, c’est permis, non ?) dans le rôle de la République, etc. Bref, des Notes passionnantes et instructives tout plein.

-         Des Notes imprévues, réactives suscitées par l’humeur du moment, l’actualité de la laïcité (au sens large), les réactions et les questions des internautes, etc

-         Plusieurs personnes se sont montrées un peu frustrées que, dans mon roman Emile Combes et la princesse carmélite, improbable amour (édition de l’Aube), si Emile et Jeanne occupent le devant de la scène, Mag et Carla restent dans l’ombre pendant longtemps. Il y a eu des manœuvres d’approche dont on voit le résultat qu’à la fin du livre. Comment Mag et Carla se sont-ils séduits ? Des petits curieux veulent le savoir. Ne reculant devant aucun sacrifice je vous raconterai, en exclusivité, quelques épisodes de leur rencontre.

-         Et enfin, la grande nouveauté du Blog 2006 : un manuscrit inédit en exclusivité mondiale. Figurez vous que j’ai fait partie de la Mission Science-Avenir-Ripoux-Kolossale-Organisation (dite mission S.A.R.K.O., je vous expliquerai pourquoi ce sigle étrange qui, a priori, ne doit rien vous dire !) qui, comme vous le savez, est allée explorer le temps et à atterrit en 2106 : là j’ai découvert le manuscrit d’une historienne, écrit juste après la célébration du bicentenaire de la séparation des Eglises et de l’Etat, et portant sur l’état de la France juste après le centenaire, c'est-à-dire, si mes calculs sont justes, la France en 2006, précisément. On se demande bien pourquoi, ce manuscrit s’intitule : La douceur totalitaire. Quoi qu’il en soit, je l’ai précieusement ramené avec la navette retour (où il y a eu un incident que je vous compterai) et j’en commencerai la publication dès le MARDI 24 janvier. Attention, amoureux du politiquement correct tous azimuts s’abstenir.

Cela vous plait-il ? I hope so.

Et encore une dernière fois : bonne année.

PS : le Blog continue a bien se porter : plus de 200 visites chaque jour. Merci à celles et ceux qui établissement des liens à partir de leurs propres Blogs ou Sites. Merci aussi à celles et ceux qui font marcher le « bouche à oreille ».

2ème PS : réponse à Achtungseb (4ème commentaire sur la Note à propos de la Commission Machelon. J'ai déjà inséré une réponse au commentaire de "Jo" au début de la dite Note et remercié, en PS, Stella de son intéret  pour le Blog : ces remerciements valent aussi  pour le professeur Hoerni et toutes celles et ceux qui me font d'aimables commentaires laudatifs qui sont autant d'encouragements à continuer à passer du temps pour rendre ce Blog le plus vivant et le plus intéressant possible) : bien sûr, il ne s’agit pas de reprocher au journaliste de Charlie Hebdo le fait même de ne pas con,naître scientifiquement cette période. Par contre, me semble insupportable le fait qu’il se soit érigé en GRAND INQUISITEUR et ait flingué idéologiquement J.-P. Machelon à cause du TITRE de l’ouvrage de ce dernier, sans se soucier en rien de savoir si ce titre correspondait à la réalité historique.

Je ne vois pas la différence entre ce journaliste et les députés qui ont voté la loi de février 2005 sur l’enseignement positif de la colonisation. Et protester contre la bêtise inquisitoriale des politiques en laissant les journalistes faire exactement la même chose n’est pas possible. L’ignorance crasse, ce n’est pas de ne pas savoir : c’est DE NE PAS SAVOIR QU’ON NE SAIT PAS. C’est de vouloir IGNORER qu’il y a du savoir et qu’on ne peut pas juger un livre d’histoire quand on a aucune connaissance du sujet (en plus, il est très probable qu’il ne l’a même pas lu), c’est de tout réduire à un jugement idéologique sommaire. Je le dis et le répète : ce mépris du travail intellectuel est pour moi objet du plus profond mépris et les gens qui font cela mériteraient de passer sur des ponts qui s’effondrent (car mal faits) puisqu’ils croient que l’idéologie dispense du savoir. Je m’explique d’ailleurs plus longuement là-dessus dans la Notre qui suit « Un nouvel obscurantisme », dont l’objet est précisément d’expliquer ce qui différencie l’opinion et la savoir et ce qu’implique, à mes yeux, de combattre la loi du 23 février 2005.



[1] Il y a là une « private joke » pour mes ami(e)s. Les nouveaux  la comprendront quand ils sauront que mon totem éclaireur était « Grillon génial et rugissant ». Voila !

02/01/2006

VIVE 2006, ANNEE LAÏQUE

2005 EST MORT, VIVE 2OO6 ET QUE CE SOIT UNE ANNEE LAÏQUE

LE BLOG A PULVERISE SON RECORD DE VISITES EN DECEMBRE; IL CONTINUE.

PREMIERE NOTE DE 2006, MERCREDI SOIR 4 OU JEUDI MATIN 5 JANVIER.

ET NORMALEMENT DEMAIN MARDI 3, UN REBOND DANS LIBERATION

En attendant, faites un petit tour pour lire (ou relire) quelques Notes du Blog

TRES BONNE ANNEE

08/12/2005

VIVE LES ANTILLAIS !

Le centenaire de la loi de séparation ne finira pas le 9 décembre, des colloques, rencontres, etc sont encore prévues pratiquement jusqu’à Noël (et même en janvier) mais il est actuellement  à son sommet. Pour ma part hier, j’étais à Lyon, ce matin sur RMC, demain vendredi à 8h15 sur RFI où je présenterai la Déclaration Internationale sur la laïcité, avant qu’elle soit officiellement présentée au Sénat l’après midi. Vous pouvez me retrouver aussi dans Les Echos (une très longue interview), le Monde (pour la Déclaration), La Croix, la Voix du Nord, Sud-Ouest, le n° spécial d’Est-Républicain (je vous le recommande : il est très complet et sur la région et sur le national, et sur 1905 et sur 2005), la Terre; de plus il y a une excellente critique de mon roman, Emile Combes et la princesse carmélite, ce qui ne gâte rien), Réforme, sur Radio Bleue Auxerre (12h15) et sur BFM TV  (18h ou 20h)., sur France 3 région à 18h40, dans le 18-20 d'Europe et , normalement, au journal de 20h de TF1. Ouf, ouf…et pardon aux journalistes du Populaire du Centre (c’est le quotidien de mon pays et je n’ai pas été capable de trouver le moment adéquat pour faire l’interview). Je leur revaudrai cela car ce sont des Limousins sympas ! Excuses à d'autres également, qui ont téléphoné ou envoyé un mel trop tard ou à un moment où je n'étais pas disponible.

Il y aura le 9 et 10 des manifestations importantes un peu partout, notamment un colloque le 9 à Toulouse et le 10 à Aix, Lille… et entre ces deux villes aussi. Pour les parisiennes et parisiens, n’oubliez pas le samedi 10 à la Bourse du travail, 33 Bd du Temple, 75003 Paris, de 9h à 18h avec plusieurs invités étrangers, ce qui nous fera un peu sortir des débats franco-français et la projection d’un DVD en avant-première mondiale…. A noter le lundi 12 de 15 à 16 heures, un chat avec les lecteurs du Monde

Mais les meilleurs pour ce centenaire, ce sont les Antillais qui ont obligé les autorités gouvernementales à admettre que ce n’était pas au politique qu’il revenait d’écrire et d’enseigner l’histoire. L’histoire est une démarche de connaissance où on doit affronter, comme l’indiquait déjà Max Weber, des « faits désagréables », et restituer le passé dans toutes ses dimensions et sa complexité. L’histoire officielle, c’est vraiment un grave danger pour la démocratie et la laïcité. C'est  un cléricalisme et l'un des pires : vive la séparation de la connaissance et de l'Etat, vive la séparation de la conaissance et de la politique idéologique. Les députés n’ont vraiment pas fait honneur à leur (pourtant) noble fonction : les socialistes se sont réveillés bien tardivement, et l’UMP s’est enferrée. Tout cela l’année du centenaire : quel contraste entre nos pauvres députés et la qualité des débats parlementaires autour de la loi de séparation. QUE POURRA-T-ON FÊTER EN 2105 DE 2005 ? Nous n’avons plus que 3 semaines pour répondre à cette question !

PS: vous trouverez de nouvelles notes lundi et mardi prochain.

02/09/2005

RENTREE

Bientôt dans le Blog
Les 15 impensés du centenaire de la loi de séparation

Un feuilleton passionnant, plein de suspens, absolument inédit(nezidane !)[1] qui vous tiendra en haleine de semaine en semaine.

Le 1er épisode: jeudi 8 septembre, ainsi qu'une autre nouvelle Note : Politique et religion en France d'après des sondages récents.

Vous pourrez d’autant moins dormir  (vu le suspens du feuilleton) que le 14 octobre paraîtra, dans toutes les bonnes librairies, le roman du centenaire : Emile Combes et la princesse carmélite, improbable amour (éditions de l’Aube) (cf la rubrique : Ouvrages de Jean Baubérot, pour plus d’information).

En attendant je dédicacerai mes ouvrages à la Fête de l’Humanité à la Courneuve le 10 septembre prochain. Cela peut être une occasion de dialogue et de rencontre.

BONNE RENTREE


[1] Je sais, le jeu de mot est mauvais, mais déjà que je suis un « professeur », si en plus je n’ai pas le droit de m’amuser !

18/08/2005

TREVE ESTIVALE (suite)

Cher(e)s Ami(e)s,

Vous trouverez, à la suite de la Note "Bêtise versus démocratie", l'édito "Trêve estivale" avec les nouvelles de la rentrée.

Bonne navigation

29/07/2005

TREVE ESTIVALE

Bon, c’est la trêve estivale, sauf imprévu naturellement.

Mais je vous ai gâté ces derniers jours :

-un communiqué de presse sur mon roman plein d’amour, d’eau fraîche et de laïcité

-un scoop sur la commission Stasi

-une condamnation de la France par la Cour européenne qui vous, j’en suis presque sûr, vous avait échappé

-et un spécial bêtisier sur F. Venner qui parle de façon péremptoire d’un colloque dont il est clair qu’elle n’a pas lu une ligne et qui reproduit plein de stéréotypes.

Sans parler de toutes les Notes à lire et à relire sur l’école, la mort entre médecine et religion, l’Europe, les Etats-Unis, l’enseignement laïque de la religion, la notion de religion civile, la citoyenneté, la sécularisation, la télé, la laïcité dite « ouverte », la diversité culturelle, Emile Combes (pour mieux pouvoir ensuite apprécier le roman), les débats sur la séparation, etc, etc. Bref si après cela vous « bronzez idiot », votre cas serait désespéré. Mais, qu’à laïcité ne plaise, cela n’arrivera pas.

Pour vous détendre : lisez L’assassin du Père Noël de P. Very (un policier classique, publié par le livre de poche), vous verrez pourquoi (et nous en reparlerons).

Et sachez que, fin août, cela démarre sur les chapeaux de roue :

-le samedi 20 août après midi, à Villefavard (Hte-Vienne, canton de Magnac Laval), là où il y a eu l’Université de printemps sur la laïcité : j’introduirai Florence Rochefort qui parlera de « Femmes, religions, laïcité ».

-le vendredi 26 août après midi, je parle de la laïcité à l’Université d’été d’Attac à Poitiers

-le samedi 27 après midi, idem au colloque du CEMA à Amiens

-le dimanche 28, je participe à une table ronde sur « laïcité et universalisme » au colloque de la ligue des droits de l’homme à Cerisy-la-salle.

J’espère rencontrer des blogeurs/blogeuses sympa à ces différents endroits.

A j’oubliais : Bravo Guillaume pour le concours.

Bel été à toutes/tous.

16/07/2005

NOUVELLES

CANICULE !

Nous ne sommes jamais contents : on ne parle plus que de canicule. Pourtant en tapant sur mon ordinateur je regarde un coin de ciel bleu, et cela est fort agréable.

Mais peut-être nous avons peur de la canicule car cela nous rapelle de constants problèmes que nous voulons oublier,  et notamment la manière dont nous traitons les "vieux", "vieillards" (ces mots sont devenus eux-mêmes suspects: on préfère parler de "4eme age"!). Nous qui nous targons de "valeurs universelles", nous ferions bien de nous montrer attentifs à la façon dont d'autres civilisation honorent leurs "anciens". N'y aurait-il pas là un brin d'universel? L'Occident souvent donneur de leçons n'aurait-il pas quelque chose à apprendre? Nous sommes une civilisation qui a réussi ce paradoxe: allonger la vie et priver de sens la fin de vie: réussite matérielle (empirique, dans mon vocabulaire), faillite symbolique. N'est-ce pas un peu le fondement de nos problèmes?

Le Blog se met en quasi repos : cela signifie que normalement il n’y aura peu de nouveauté d’ici le début de septembre. Normalement, car, personne (et donc pas moi) ne peut prévoir ses envies, surtout si vous êtes nombreux à réagir à la nouvelle Note (« Télévision et laïcité »), qui est à suivre (la suite avant la fin de juillet, promis), peut-être cela donnera-t-il envie de continuer le dialogue, même en août. Mais quand même, à un rythme qui laisse un peu de place au farnienté.

C’est le moment de découvrir ou de redécouvrir des Notes déjà un peu anciennes. Bonne navigation. Permettez un petit conseil : dans la catégorie : « Dialogue avec un auteur », il y a une Note qui ne semble pas avoir obtenu le succès espéré. Il s’agit de la Préface que j’ai rédigée pour l’ouvrage de Pierre-Jean Brassac : Avec ou sans Dieu, Vingt étudiants en Europe : religions et laïcité. Editions Autrement, collection Passion complice. Je proposais de lire la Préface (gratis  sur le blog) puis de lire l’ouvrage et de faire des commentaires auxquels Pierre-Jean aurait pu répondre. Pour le moment, cela ne semble pas avoir eu grand écho. Mais il n’est pas trop tard : le livre est typiquement le genre d’ouvrage à emporter en vacance pour « ne pas bronzer idiot » : c’est à la fois un essais et un roman. Pour le reste, regardez dans le sommaire de "Catégories" et faites votre choix en fonction de vos intérets. ATTENTION: chaque rubrique "Catégorie" continet plousieurs Notes. Ainsi la catégorie "Monde et laïcité" comporte une première Note en anglais (pour les adeptes du regretté Wiliam) et ensuite, deux Notes en français. Donc si une Note ne vous intéresse pas, allez voir si les suivantes vous conviennent mieux. C'est gratuit de toute façon!

Sinon, du côté, « baubérotien » et alliés, préparez vous à une Rentrée en fanfare. Ce n’est pas pour rien que nous entrons dans la période ‘chaude’ de la commémoration (la loi de séparation, rappelons le, date du 9 décembre 1905).

Voici les principaux événements :

(sans parler de Laïcité 1905-2005 entre raison et passion, au Seuil, qui continue sur sa lancée, pour le tirage, on en est actuellement à 12000 exemplaires)

-         fin aôut-début septembre : parution de la 3eme édition du « Que sais-je ? », Histoire de la laïcité en France, aux PUF. La 2eme ne date que de 2003 pourtant. Mais j’ai retravaillé ce « Que sais-je ? » dans 3 directions

1)      pour l’ensemble de l’ouvrage : clarifier ce qui ne l’était pas assez dans le but d’être toujours mieux compris. L’ouvrage comportera donc des réponses aux objections qui m’ont été faites.

2)      accorder plus de place au processus de la séparation (débats autour de la loi et application malgré l’interdit papal de s’y conformer)

3)      actualiser la bibliographie en tenant compte des parutions les plus récentes.

-      le 9 septembre : parution aux éditions de l’Aube de l’ouvrage collectif (dirigé par M. Wieviorka et moi-même) De la séparation des Eglises et de l’Etat à l’avenir de la laïcité. Je viens de corriger les épreuves, je connaissais les différents textes, mais à les voir ainsi rassembler dans ce volume de plus de 350 pages, je dois dire que j’ai été impressionné. C’est une somme ! Et je crois pouvoir dire qu’à ma connaissance il n’y aura pas d’équivalent pour le centenaire.

On y parle de l’Amérique latine, du Mexique, des Etats-Unis, du Canada, de l’Algérie, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Ukraine, de la Biélorussie, de la Russie, de la Turquie, de la Chine, du Japon ; Ai-je rien oublié ? Ah si, tenez, on y parle aussi de la France !...et de l’Yonne puisque la Rencontre, à l’origine de cet ouvrage s’est tenue à Auxerre. Auxerre n’a pas seulement une excellente équipe de football (elle a gagné la coupe de France), c’est là qu’Emile Combes, alors président du Conseil, a pris parti officiellement pour la première fois, pour la séparation. Remercions le Maire d’Auxerre, le Conseil général et le Conseil régional qui ont aidé financièrement ces Entretiens d’Auxerre exceptionnels, organisés par la Ligue de l’Enseignement et le Cercle Condorcet de l’Yonne, avec le concours scientifique du Groupe de Sociologie des Religions et de la Laïcité (CNRS-EPHE)

-     et il faudra attendre jusqu’au 14 octobre (mais l’attente est déjà un plaisir !) pour  pouvoir découvrir, toujours aux Editions de l’Aube, le roman du centenaire : Emile Combes et la princesse carmélite : Improbable Amour.  Allez, je suis brave : je vous donne en exclusivité mondiale  la 4ème  de couverture :

L’histoire est authentique : en 1903, Jeanne Bibesco, jeune princesse, prieure d’un carmel, plaide la cause de son couvent auprès d’un intraitable vieillard, Emile Combes, qui supprime les congrégations une à une. Le coup de foudre est réciproque et de leur rencontre naît un improbable amour, fort dangereux pour le président du Conseil qui continue son implacable politique anticléricale et met en route le processus de séparation des Eglises et de l’Etat.

Spécialiste internationalement reconnu de la laïcité à laquelle il a déjà consacré plusieurs ouvrages, Jean Baubérot, nous raconte, dans son premier roman, cette histoire où la réalité dépasse souvent la fiction. Choc des âges, des origines sociales et des cultures, solitude contrastée du pouvoir et du cloître, jalousie et scrupules, lutte entre passion et raison, attirance des contraires et difficulté de se comprendre, la relation entre Jeanne et Emile s’avère terriblement humaine dans une Belle Epoque où l’odeur du crottin voisine avec les premières automobiles. De plus, les événements politiques et religieux parfois dramatiques qui  parsèment cette histoire posent la question toujours actuelle : Qu’est-ce que la liberté ?

Les personnages du récit s’appellent Jaurès, Clemenceau, Waldeck-Rousseau, Loubet, Pelletan, Briand, Maria Combes (l’épouse), et, naturellement, le « Petit Père » et sa belle et mystérieuse princesse carmélite.

Voila, j'espère que cela vous tente!

Apprêtez-vous à de belles (j’espère !!) lectures.

Et en attendant : très bel été

PS: le 17 juillet: On me signale l'article de Fianmetta Venner dans un hebdo que je ne citerai pas pour ne pas lui faire de pub. C'est absolument affligeant et est typique du "penser télé" que je dénonce dans ma Note sur le sujet: à défaut de savoir analyser, on manie l'invective et on mélange tout. Dés que vous n'êtes pas d'accord, vous êtes un intégriste! ...ou manipulé par les intégristes. Ainsi donc je suis sous la coupe des"intégristes américains", c'est sans doute eux, Mme Venner, qui m'avaient fait écrire le texte pour "Pro Choix" que vous pouvez lire dans ce blog ("Laïcité et liberté de choix", c'est la 3eme Note de la catégorie "Point de vue")! Bravo la finesse de penser, Bravo la pensée 0 où il y a les bons et les méchants (un enfant de 5ans sait, lui, que c'est "pour rire"). Allez, je sens que, malgré ma promesse, vous allez avoir droit, bientôt à une nouvelle Note dans "le grand bétisier de la laïcité".

14/07/2005

Info

En réponse aux commentaires, vous trouverez samedi 16, une nouvelle Note: Télévision et laïcité.

A très bientôt

 

08/07/2005

ATTENTION PIEGE

APRES LONDRES

Encore un attentat manifestant une violence politique aveugle contre des gens de toutes conditions et de toutes croyances. Le métro, le bus : on voit bien ce que le choix des cibles veut dire: vous gens ordinaires, femmes et hommes qui allez à votre travail ou prenez un peu de loisir, vous êtes en danger. Et comme on se réclame de l’islam, le but est clair : nous faire croire que l’islam tue, que l’islam constitue une menace pour tout un chacun, qu’un choc des civilisations est engagé. Même si cela n’est pas facile –nous ne sommes pas des saints- il faut RESISTER à ce piège. S’y laisser prendre serait une victoire des terroristes, une victoire de la haine. Le milliardaire Ben Laden ne représente pas la très grande masse des croyants musulmans, quelle que soit leur islam (orthodoxe ou libéral).

Car le second piège est un peu plus subtil, mais il serait également désastreux d’y tomber : faire comme si seul un islam « modéré » avait le droit de vivre. En 1905, le catholicisme français, en majorité, était tout sauf « modéré » et la loi de 1905 lui a signifié que, peu importe ses dogmes, à partir du moment où la paix civile, l’ordre public démocratique est respecté, l’Etat laïque n’intervient pas dans les croyances. Il n’exige pas certains contenus au détriment d’autres.

Entendons nous bien : il ne s’agit pas de tolérer n’importe quoi. Des mariages forcés relèvent –t-ils de la coutume ou de la croyance ? Peu importe, l’Etat doit défendre la liberté de choix sans entrer dans ses considérations. De même affirmer que l’on doit battre une femme est inciter à commettre un délit et doit être combattu quelle que soit la raison invoquée. Mais évitons tout processus de bouc émissaire : il faut savoir que certaines femmes battues sont des épouses de cadres supérieures « gaulois », puisque maintenant on fait intervenir ce critère. Respect de l’ordre public démocratique pour tous, sang froid pour ne pas refuser la diversité d’opinions et de croyances qui, finalement, aiderait des terroristes à se rapprocher de leur but : créer un choc des civilisations. Certes, avec la mondialisation, ce choc existe, mais dans la tête de chacun en fait, chacun est provoqué à s’ouvrir à l’altérité, à se confronter à ce qui n’est pas soi.

C’est pour cela que je répondrai à Guillaume qu’il y a communauté et communauté : dans ce monde difficile ou le factice, le concurrentiel et le fonctionnel règnent en maître, où pour réussir il faut être un prédateur sexy, que bien des gens soient en recherche de communauté est un constat sociologique basique. D’ailleurs, il y a toujours eu des communautés : le fait de se rassembler par affinité n’est pas nouveau. Mais à mon sens, (et bien sur c’est un propos citoyen) ce pourquoi il faut se battre, c’est pour que la communauté n’englobe pas l’individu, ne l’étouffe pas, ne le prive pas de faire ses choix, de construire sa propre conscience. Que l’individu soit une RESULTANTE des diverses collectivités, communautés (de travail, de religion ou de conviction, de voisinage, de combat éthique, etc) à laquelle il se rattache librement, mais qu’il ne soit pas rendu mineur, privé de son dialogue avec lui-même. L’alternative n’est pas entre universalisme abstrait et communautarisme.

Reste que l’englobement de l’individu n’est pas forcément communautaire, loin de là. Je suis inquiet de constater que de plus en plus de gens pensent télé, parlent télé, vivent télé, enfin sous la coupe des critères que la télé leur a mis dans la tête. Bien sûr, les critères, la télé ne les fabrique pas ex nihilo, mais ce sont néanmoins des produits standardisés, c’est une domination mimétique où l’individu risque de ne plus avoir d’individualité, de perdre sa personnalité et sa liberté de choix, alors même qu’il se croira toujours libre.

De multiples pièges à éviter donc, on peut dire cela autrement : ne bronzez pas idiots !

A la semaine prochaine

Réponses brèves à quelques autres questions ou remarques:

Zaynab : Pourquoi les Français sont, souvent, plus complexés que les habitants d’autres pays sur la religion : schématiquement parce que la France moderne s’est construite, avec la Révolution française, dans un conflit frontal entre les idées nouvelles (droits de l’homme, etc) (idées qui ont d’ailleurs dérivées : cf la Terreur) et le catholicisme qui avait, alors, un quasi monopole religieux. Ensuite, il y a eu pendant un siècle un conflit entre les idées républicaine et ce que les historiens appellent le « catholicisme intransigeant ». Malgré la pacification opérée progressivement par la laïcité au XXe cela marque toujours les esprits.

En échange, Zaynab,, explique moi ce que signifie Mektoub (je pense que c’est du verlan mais je n’ai pas décrypté)

Odile : j’ai mis une Bibliographie dans les nouvelles Notes pour répondre à votre demande (et à celle d’autres blogueurs/blogueuses)

A tous/toutes : vous trouverez en nouvelle Note les débuts des débats sur la séparation à la Chambre des députés

Aurélie : formidable : je suis très content 1) que tu aies réussi ton concours (féliciations) 2 que l’on soit réconciliés.

Et les autres : quels résultats ?

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