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18/03/2011

Solidarité avec le Japon;

Ma dernière Note était sur le Japon. J’ai donc commencé la Note promise sur la loi de 1905. Cela ne venait pas…  Alors, j’ai commencé une autre Note : un coup de colère contre les déclarations de Guéant (Le Monde, la télé) et celles de Copé (Libé).

Puis j’ai trouvé tout cela important, certes, mais tellement dérisoirement franco-français  face à ce qui se passe à Bahreïn, en Libye et surtout au Japon…. J’ai arrêté d’écrire.

 

Passant par-là, la femme qui partage ma vie (louée soit-elle !) m’a dit alors : « Tu devrais publier des extraits de certains des mels que tu as reçus du Japon ces derniers jours ». D’après elle, ils permettent de percevoir plus directement la réalité, au jour le jour  et ce que les gens vivent, que bien des reportages journalistiques.

Je ne sais si c’est exact. Mais s’il y a, ne serait-ce qu’une petite chance… de contribuer à réduire la distance, de faire connaître et la détresse et le calme,…

Donc, après avoir hésité (ces mels étaient des nouvelles perso) et après avoir enlevé certains passages, je me suis dit : effectivement, pourquoi pas ?

J’ai daté les extraits de mels, car bien sûr, on ne peut les séparer du contexte qui a évolué jour après jour. Là aussi, il est important de conserver la mémoire de la découverte progressive de l’ampleur du désastre.

En espérant de tout cœur que cette lecture sera utile, un petit caillou pour participer à la construction du mur de la solidarité…

 

Dimanche 13 mars

(…) « Heureusement, je suis saine et sauve, et personne de ma famille n'est touché de cette catastrophe. Mais je n’arrive pas contacter avec un des amis qui habite dans le Nord-est (...) 

 Le vendredi après-midi, au bureau, 42eme étage, j’ai senti la première secousse forte, jamais sentie dans ma vie. On est habitué au tremblement de terre, mais j’ai eu peur.

Apres ça, de nombreuses secousses continuent… (J’ai senti même maintenant une secousse du niveau "habitué".).  

Le vendredi après-midi, après la forte secousse, les ascenseurs du bâtiment du bureau sont immédiatement tous arrêtés.

On a continué à travailler avec le casque en tête, parce que le centre de sécurité du bâtiment a annoncé qu’il était plus sur de rester dans le bâtiment plutôt que sortir.

De la fenêtre de notre bureau du 42eme étage, on a la vue panoramique sud-est de Tokyo. J’ai vu quelques incendies et même une forte explosion (il parait que c’est une explosion du combinat pétrolière de Chiba). Il semblait qu’on voyait un film…

Tous les métros et trains sont arrêtés à Tokyo, donc pas mal de gens, comme moi, ont passé la nuit au bureau.

 Le samedi matin, les trains avaient commencé à fonctionner donc je suis rentrée chez moi, après être descendue du 42eme étage par l’escalier.

Dans mon appartement, des livres ont été tombés de l’étagère, mais il n’avait pas d’autre dégât important.  La magnitude était annoncée au début 8.8, mais rectifié à 9.0, ce qu’on n’a pas vu depuis 400 ans au Japon, selon un spécialiste que j’ai vu à la télé (c’est vrai ??).

Dans notre pays plutôt habitué aux tsunamis, il y a des « break water » de 6 – 7 mètres, mais ils n’ont pas résisté à un tsunami de 10 mètres.

 J’espère que les dégâts des centrales nucléaires ne sont pas graves. » (…) 

 

(…) « Les spécialistes disent qu'il y a 70 pour 100 de chances qu'il y ait un autre séisme, d'une magnitude 7 au moins, dans les 3 prochains jours.

 Surtout, ce sont les centrales nucléaires qui inquiètent :

 Les infos les plus contradictoires circulent à ce  sujet depuis 3 jours, ce qui n'est jamais bon signe. (…) A bientôt (enfin, j'espère !) »

 

(…) « J'étais au 27e étage d'un immeuble très haut à Shinagawa quand le tremblement de terre a ébranlé Tokyo. La secousse etait vraiment extraordinaire!  Apres, tous les trains étant arrêtés, j'ai été obligé de  retourner à mon appartement à pied. Au bout de marche de trois heures et
demie, j'ai finalement arrivé à mon appartement sain et sauf.

Il est vrai que le dégât est incroyable aux régions nord-est, mais, il
y a peu de dommage à Tokyo.

 Maintenant, tous revient normal.

 J'ai organisé une série de séminaires avec les chercheurs étrangers hier et  aujourd'hui Nous allons bien. Ne vous inquiétez pas donc. » (…) 

 

(…) « Le tremblement de terre et le tsunami ont attaqué notamment notre région nord-est.

Selon le dernier bilan, on estime plus de 10.000 victimes. Ceci dit, la zone la plus dévastée est près de la mer. En ce qui me concerne, quand il y a eu le tremblement de terre, j'étais près de l'université, à un assez haut endroit.

Et j'ai pu rejoindre tout de suite ma famille après l'événement. C'est vrai que depuis le commencement de cette catastrophe, l'électricité, le gaz et de l'eau avaient été coupés.

Mais ce soir, après 48 heures, l'électricité et de l'eau se sont rétablies dans notre quartier.

Maintenant, je suis chez moi avec ma famille. Au niveau de la santé et des ingrédients, il n'a pas de problème.
Il y a encore des soucis qui impliquent pas mal des personnes : bilan plus détaillé, l'effet de l'accident au centre nucléaire à Fukushima, une série de tremblements qui ne cessent pas...

Mais j'espère que les choses ne s'aggravent pas et que l'on s'entraide pour surmonter cette situation difficile.

Je me sens déjà fort d'être soutenu par votre sollicitude. » (…)

 

Lundi 14

 

(…) « Notre cher ami X. qui habite dans le Nord vient de me donner ses nouvelles pour dire que lui et sa famille vont bien. Mais sa vie restera dans une condition anormale pendant certaine période...

En tout cas, nous Japonais, nous venons de découvrir notre capacité de réagir assez sagement et tranquillement en face de la crise inouïe. (….) »

 

Mardi 15

(…) « La circulation était bonne sur la route dimanche matin comme si rien n'était. 

Malgré plusieurs secousses violentes, Tokyo n'est pas détruit. (…). J'ai retrouvé mon appartement tel qu'il a été, sauf beaucoup de livres tombés par terre.    

Rassurez-vous, nous sommes sains et saufs. Parmi mes amis et mes proches, personne n'est directement affecté par la catastrophe. (… Mais) deux ports où j'ai passé une partie de mon enfance, sont rayés sur la carte par le tsunami.  

Le précédent grand séisme qui nous vient à 'esprit immédiatement, c'est celui qui a frappé la région de Kobe en 1995, coûtant 6500 vies, dont un professeur de français des plus doués, Tsutomu Nakagawa. 

Cette fois-ci, on annonçait d'abord 1000 à 1500 morts, quoique la magnitude 8.8 (réévalué à 9.0) soit nettement supérieure au séisme tragique qui a ravagé Haïti de janvier 2010. Mais de jour en jour, d'heure en heure, le nombre des morts identifiés augmente pour atteindre aujourd'hui à 2500 sans compter 170 000 disparus. 450 000 sinistrés sont rescapés en plusieurs centaines de centres de refuge.

On ne connaît pas encore l'ampleur des dégâts et pertes causés par la catastrophe que notre premier ministre Kan a qualifiée de "la plus grave crise que le Japon aie jamais connue depuis la Seconde Guerre mondiale".

Le plus inquiétant est la crise nucléaire de la centrale de Fukushima à 240 km au nord de Tokyo, qui est mise sous la haute surveillance mais dont le comportement irrégulier est mal maîtrisé. On a peur de la fuite en l'air des matières radioactives.    

A Tokyo, les cours de l'Institut français sont suspendus, toutes les manifestations à la Maison franco-japonaise sont annulées. Les coupures d'électricités sont programmées. Les services de transports en commun sont réduits. 

On dirait que l'archipel est naufragé tout en restant immobilisé.  

Ce n'est pas pour vous appeler au secours. Ce n'est qu'un état des lieux à titre provisoire. » (…)

 

(…) « Aujourd'hui, le bureau est fermé et je travaille sur mon ordinateur portable amené du bureau.

Je n’ai fait une offrande pour les sinistrés par l’internet. » (…)

 

(…) « Nous sommes toujours à Tokyo, très angoissés par les risques nucléaires. Le séisme a été très fort et long, les répliques nombreuses et certaines presque aussi fortes, mais j'étais chez moi, et nous n'avons eu qu'une lampe de chevet cassée. Nous n'envisageons pas de partir. (…)
Les survivants des zones dévastées par le tsunami, avec les sauveteurs, tentent courageusement de retrouver survivants ou victimes bloqués sous les décombres. Ils manquent de tout et se démènent pour survivre et redémarrer leur vie. » (…)

Mercredi 16

(…) « Nous faisons de notre mieux afin de résoudre tous les risques au Japon. Si je vivrai toujours, on se verra. »

(….) « Ne semez pas la panique! Le Japon n’est pas un bateau qui coule ou Tchernobyl. Le Japon est habitué à ce genre de situation et nous sommes calmes non pas à cause de notre culture mais parce que paniquer ne sert simplement à rien. » (…)

 

Jeudi 17

(…) « La situation est terrible, avec à chaque jour une nouvelle catastrophe. Le tremblement de terre lui-même, horrible, que j'ai vécu au 11ème étage d'un immeuble; un grondement, puis balancée de droite à gauche, de haut en bas, avec un mal de mer ...et cela durait, durait...j'ai tout de suite su que c'était LE grand. (…) Après être restés couchés sur le sol pendant de longues minutes dans les couloirs, la présentatrice de la télévision (c’était un talkshow au Asahi Hall Femmes@tokyo) nous a conviés à rester calme (daijobbu) et à évacuer par les escaliers; vous pouvez voir la vidéo du "jishin"; c'est impressionnant.

Ensuite tous les immeubles (de 30 étages parfois) se balançaient à chaque réplique. Notre petit groupe s'est dirigé vers le Hibiya Park. Nous y étions installés comme lors d'un piquenique, mais nous étions tous tremblants et ne sachant que faire. (…)
Finalement, tous les transports étaient arrêtés, je suis rentrée à pied dans mon quartier (environ 1 heure); certains ont mis 5 ou 6 heures.

Il y avait une foule surréaliste de gens qui marchaient dans les 2 sens, certains avec un casque sur la tête (Nomura, Ubs..). On ne perd jamais l'occasion de faire la publicité, même pendant les catastrophes!
Chez moi, cela avait beaucoup bougé, mais très peu de dégâts.
Et ensuite, les répliques, avec plongeon sous la table à chaque fois, ou port d'un casque moto avec chaussures de montagne pendant la nuit...au cas où...
Et puis, la peur du Tsunami; bien qu'à Tokyo, les possibilités soient moindres.
Et ensuite, voilà, maintenant Fukushima et la catastrophe nucléaire, maintenant appelée même apocalypse. C'est vraiment l'enfer! » (…)

 

A lire dans Réforme (n° du 17 mars), les précisions données par Jean-Noël Robert, directeur d'études à l'EPHE  et notamment auteur de l'ouvrage Petite histoire du boudhisme chez Librio:

 

Quelques extraits:

 

-"Au Japon, on manifester sa peine, sa joie ou sa colère quand cela sert à quelque chose. Mais quand il s'agit de tremblement de terre ou de tsunamis, à qui s'adresser pour protester?

 

-d'ailleurs on ne pas pas "montrer sa douleur trop bruyamment" car cela supposerait que l'on s'estime "plus malheureux que les autres"; de même avoir une joie trop ostensible si on retrouve sa famille risque "d'insulter ceux qui sont morts ou blessés"

 

-le terme japonais que l'on traduit par "résignation" signifie  "le fait de se rendre à l'évidence", de trier entre "ce qui peut être fait et ce qui ne le peut pas" 

Cela n'empêche pas la "mobilisation" et la "contestation sociale": le débat politique viendra "dans un second temps"

 

(propos recueillis par Marie Lefebvre-Billiez)

 

Les dernières infos donnent quelques lueurs espoir : le pire quant à une catastrophe nucléaire sera peut-être évité. Cependant le désastre est déjà terrible et des centaines de milliers de personnes survivent dans le froid, la faim et l’absence d’abri. Ne les oublions pas.

 

13:40 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (21)

15/03/2011

Pour le Japon et les Japonais

Vous aurez, à la fin de la semaine, la Note promise sur la loi de 1905 que l’UMP incorpore dans son fameux, et très controversé, « débat sur la laïcité » du 5 avril prochain.

(On va certainement y parler de l’application de cette loi à l’ensemble du territoire français ! Tremblez, Alsaciens-Mosellans, vous allez être stigmatisés !)

 

Malheureusement l’actualité, aujourd’hui c’est l’ensemble des catastrophes : terrible tremblement de terre, tsunami, grave menace nucléaire qui endeuille le Japon.

Les habitués du Blog savent que j’aime beaucoup ce pays où je suis allé de nombreuses fois et où j’ai rencontré beaucoup de gens merveilleux.

Certains ont bien aimé la Note sur Sympathie pour le fantôme, le roman de Michaël Ferrier, qui parle si merveilleusement de Tokyo.

C’est donc l’occasion de manifester ma solidarité avec tous mes amis japonais, et français ayant choisi d’habiter le Japon tenir quelques propos décalés par rapport à tout ce que les médias nous passent en boucle ces jours-ci.

 

La première fois que j’ai été invité au Japon, c’était en 1992 et  ce pays avait alors mauvaise presse en France, notamment. Certains se souviennent des propos d’Edith Cresson comparant les Japonais à des « fourmis ».

Sans aller jusque-là, mes amis de gauche étaient largement influencés par les clichés ambiants et certains ont été estomaqués de constater que ce pays m’avais « conquis » en quelque sorte.

Comme tout pays, le Japon possède mille visages, et je ne prétends pas les connaître tous ; j’ai seulement, au cours de mes différents séjours, entrevus des aspects bien différents des clichés.

 

Cela n’est sans doute pas étonnant. Mais j’ai également compris quelque chose de plus surprenant : on affirme que les clichés sont partiellement vrais et partiellement faux, et sans doute on a plutôt raison.

Cependant, même justifié, le tort d’un cliché c’est d’ôter le sens de ce dont il prétend rendre compte. Et c’est pour cela, d’ailleurs, que son aspect partiel et très partial, très réducteur.

 

Ainsi, validant en partie le cliché, on est frappé par le « caractère discipliné » des Japonais : le respect des files d’attente pour les bus ou tout autre situation, le fait qu’à Tokyo ou Kyoto, on vous laissera toujours descendre du métro avant d’y monter, etc. On pourrait en dire autant de « l’esprit de groupe »

Mais, outre que c’est souvent bien agréable de bénéficier de la dite « discipline », il faut tout de suite ajouter 2 compléments :

 

Le premier complément, dont les dramatiques événements actuels donnent une confirmation forte, est que sans doute la survie de chaque Japonais peut être, un jour ou l’autre, à ce prix. Même quand les éléments sont moins terrifiants qu’aujourd’hui, ils constituent une perpétuelle menace.

J.-F. Sabouret, dans un petit livre qui constitue une excellente introduction au Japon (Japon, la fabrique des futurs, CNRS éditions, 2011) écrit : « malgré tous les progrès techniques accomplis dans le secteur du bâtiment, quoi que l’on fasse, il faut reconstruire sa propriété au moins une au cours de son existence : les milliers de séismes, parfois même imperceptibles sapent inlassablement les fondations des murs ».

On ne peut qu’admirer le dynamisme d’un pays (même s’il a eu sa période noire) qui vit dans la perpétuelle confrontation avec des éléments naturels, qui n’a pratiquement pas de matières premières dans son sous-sol et qui est surpeuplé (bien 2 fois la population de la France, sur une superficie des 2/3 de « notre » pays, avec certaines zones montagneuses peu habitables).

Plus de 40 millions de personnes vivent dans le grand Tokyo. Imaginez cela. Et la panique que vous auriez eue en France, si….

Le cliché transforme discipline et esprit de groupe en stéréotypes parce qu’il les essentialise et ne les voient dans un contexte d’interrelation. Il n’y a pas qu’à propos du Japon que les clichés opèrent ce genre de transformation réductrice.

 

Le second complément, plus important encore, et qui a été la véritable découverte que j’ai faite (comme des milliers d’autres séduits par ce pays), que cette  discipline, cette insertion dans le groupe n’empêche pas l’individualité, au contraire, elle la promeut souvent.

Attention : je pas confondre individualité et individualisme. Cela même si, dans les 2 cas, cela implique que l’on sache être un individu.

Il existe un constat que peuvent faire même ceux qui ne sont jamais allés au Japon : il n’y a pas de « quartier japonais » à Paris, Chicago, etc., comme il y a des quartiers chinois par exemple. Certes, vous avez des boutiques japonaises un peu concentrées près de l’Opéra, vers la rue Saint Anne. Mais ce n’est pas là qu’habitent les Japonais qui vivent à Paris.

Vous les voyez comme touristes, bien en groupe. Mais je voudrais vous y voir, si, au milieu des parisiens pressés et indifférents, vous vous affrontiez à des inscriptions écrites dans une langue dont vous ne connaissez pas les caractères.

Dans les grandes villes japonaises, au contraire, il y a des transcriptions. Et surtout une extrême amabilité qui fait que, vous avez devant vous une foule, vous prenez n’importe qui dans cette foule et vous lui faites un peu comprendre que vous êtes un peu perdu. Il va aussitôt s’individualiser, vous aider à retrouver votre chemin, voire vous conduire au lieu où vous allez et, s’il ne peut le faire, vous confier à un autre Japonais.

C’est une expérience mille fois faite par des personnes très différentes, dont certaines ont été très étonnées.

 

L’individualité : un Japonais m’a déclaré : « nous sommes conformistes pour les choses qui nous paraissent sans grande importance, car cela permet d’avoir le maximum d’efficacité et d’accaparer le minimum de notre temps, pour nous libérer pour les choses importantes. »

Et, du moins pour la classe moyenne plutôt intellectuelle au sens large (il faut savoir qu’au Japon, l’essentiel de la population fait partie de la classe moyenne. Le « rêve égalitaire » par l’éducation existe encore au Japon, beaucoup plus qu’en France) que j’ai fréquentée, la remarque est juste.

Et j’ai rencontré beaucoup de très fortes individualités, très diverses.

Les gens sont plus critiques envers leur pays que beaucoup d’intellectuels français envers la France.

La critique, l’individualité va parfois jusqu’à la transgression : le cinéma japonais en est un  bon exemple.

L’individualité, c’est aussi la poésie ; le haïku, court poème qui rend compte d’une émotion, d’un instant fugitif, d’une scène de la vie quotidienne, d’un amour heureux ou d’amants désunis.

L’individualité, c’est également le résultat des investissements en Recherche et Développement : 3,8% du PIB contre un peu plus de 2% à la France en 2008.

Et je ne vous parle pas des soirées entre profs et étudiants, du karaoké où, même moi qui chante faux….

 

Bref, amis japonais, nous sommes de tout cœur avec vous. Nous pensons bien à vous et vous souhaitons de sortir très vite de ce cauchemar.

 

PS: Pour ceux qui ne le sauraient pas, au japon la religion et l'Etat sont séparés depuis 1946 et l'enseignement public est entièrement laïque. 

  

    

 

15:42 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (8)