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30/06/2009

LE "DERAPAGE" D'ELISABETH BADINTER

 

D’ici 3, 4 jours, je vous donnerai la fin de la Note sur l’ouvrage de Mona Ozouf : Composition française. Sa seconde partie s’avère de grande actualité au moment où se met en place une Commission parlementaire sur la dite burka.

Mona Ozouf, je le rappelle, donne une remarquable synthèse (dans cette 2ème partie) de ses travaux sur le républicanisme.

Et la Commission ferait bien de réfléchir de façon critique (au sens de la critique historique) sur le républicanisme français, avant de foncer dans un fondamentalisme républicain.

 

Mais tout de suite, je voudrais PROTESTER vigoureusement devant des propos inacceptables que j’ai entendus hier soir à l’émission Mots croisés de France 2.

Vive le débat démocratique, et il est normal que des opinions très différentes sur la dite burka s’expriment. Là n’est absolument pas le problème.

 

Mais, par deux fois, Elisabeth Badinter a déclaré que les femmes qui portent la burka n’ont « plus rien d’humain ». Si ce propos déniant l’appartenance à l’humanité à des femmes n’est pas raciste, j’aimerais que l’on m’explique ce que c’est que le racisme.

.D’ailleurs Dominique Voynet, qui est partisan d’une loi, l’a relevé  et l’a heureusement contesté. Mais l’animateur aurait du le faire.

E. Badinter m’a rappelé Georges Frèche traitant les harkis de « sous hommes ».

Ce genre de propos est nauséabond.

 

Quel mépris de grande bourgeoise, figée dans ses glaciales certitudes, que de prétendre que des humains ne le sont plus, à cause de la manière dont il s’habille, quels que soient les problèmes que posent cette manière.

Quel déclin intellectuel d’en arriver à de tels propos.

Je trouve cela indigne de « notre République », dont on se gargarise.

Il fallait que le dise. C’est fait.

 

Petit rappel: E. Badinter avait déclaré a propos de la loi sur la parité (avant qu'elle soit votée): "Laissons entrer le particularisme dans la définition du citoyen et nous vivrons une sinistre cohabitation de ghettos différents. Je ne veux pas du communautarisme". Depuis près de10 ans, nous vivons donc dans cette sinistre cohabitation, dont la meilleure preuve est que le taux de femmes à l'Assemblée Nationale est passée de 10% à un peu plus de 16%. Sinistre, en effet....