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27/07/2005

L'EUROPE QUE L'ON AIME...

La France condamnée
Il ne semble pas que cela fasse la une des medias ; raison de plus pour que votre blog favori (du moins je l’espère) vous donne la nouvelle : les juges de la Cour européenne des droits de l’homme ont condamné à l’unanimité la France pour n’avoir pas considéré comme de l’esclavage moderne le fait qu’une jeune Togolaise, Siwa-Akofa Siliadin, a été employée (et pas aux trente cinq heures !) sans aucune rémunération de 1994 à 1998.

Il est important de constater qu’en matière des droits fondamentaux la France n’a plus le dernier mot face à ses citoyens et habitants.

Et sachez qu’une association, fondée par deux journalistes courageuses et déterminées, le Comité contre l’esclavage moderne (31, rue des Lilas, 75019, Paris, tel : 0144528890, cotisation annuelle, 30 €) fait du très bon travail.
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Pour l'histoire de la Commission Stasi

UN « OUBLI » DE LA COMMISSION STASI

Rangeant divers papiers, je retrouve un mel du samedi 6 décembre 2003 à 12h06.

Dans ce mel je donne à la secrétaire de la Commission l’ajout d’un paragraphe au Rapport, ajout que j’ai proposé à la séance de la veille et qui a « été accepté par la Commission » ainsi que quelques propositions de modifications de formes.

Voici le texte de cet ajout :

« En de très nombreux lieux, le respect des règles du vivre-ensemble et, en particulier de la laïcité, est bien assuré au profit de tous. La Commission tient à rendre un hommage chaleureux à celles et ceux qui y contribuent activement, ne ménageant ni leur temps ni leur peine. Ainsi de très nombreux témoignages montrent qu’élus, enseignants, éducateurs, travailleurs médico-sociaux, animateurs d’associations très diverses et autres citoyens de toutes origines et convictions façonnent quotidiennement par leur présence et leur travail, une citoyenneté démocratique partagée. Ils ont droit, à ce titre, à la reconnaissance de la nation. »

Réponse de la secrétaire, le même jour :

« Merci pour ces très précieuses informations que j’intègre de ce pas… »

Le lundi 8, la Commission continuait la rédaction du Rapport

Le mardi 9, elle discutait de la future loi : à 12h30, nous étions 3 Curiace à ne pas la voter. Je suis resté seul en fin d’après midi

Le mercredi 10, le texte sur « les signes religieux ostensibles », voté la veille a été mis en forme

La nuit du 10 au 11, quelques personnes ont effectué les dernières corrections de style et d’orthographe du Rapport, celui-ci a été tiré.

Le 11 au matin, réuni autour du Président de la République à l’Elysée, la Commission avait entre les mains le Rapport final : mon ajout, ratifié par la Commission, n’y figurait pas.

Bien sûr un "vrai" oubli n'est pas impossible mais l'ajout dédramatisait un peu le passage sur les atteintes à la laïcité, et normalement il a du être intégré dès le samedi 6 décembre par la secrétaire, alors le doute, le terrible doute....