Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/07/2009

OU VA LA COMMISSION sur le VOILE INTEGRAL?

Extrait d’un article de Stéphanie Le Bars (Le Monde, 10 juillet)

 

« La mission sur la burqa dit s'orienter vers un état des lieux plutôt que vers une loi »


 Les 32 députés composant la mission sur le voile intégral ont tenu leur première séance de travail mercredi 8juillet, sous la présidence du communiste André Gerin


Il ne faudra plus leur parler de burqa ou de niqab, mais de "voile intégral". Dans les prochains mois, il ne faudra pas non plus leur parler de loi d'interdiction."Le problème n'est pas de décider a priori s'il faut légiférer ou pas. L'objectif est de réaliser un état des lieux sur le port du voile intégral", a précisé André Gerin, député communiste et président de la mission d'information, en ouvrant, mercredi 8juillet, la première séance de travail de ce groupe de 32 députés, qui remettra ses "préconisations en janvier2010". »

 

A priori, ce serait plutôt une bonne nouvelle. Sauf que… « Chat échaudé craint l’eau froide », comme aimait à le dire ma grand-mère, une paysanne à forte personnalité, qui faisait de la sociologie comme M. Jourdain de la prose.

 

J’ai entendu des propos identiques à l’automne 2003 au sujet d’une loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école, quand j’étais à la Commission Stasi.

On nous disait que les parlementaires eux-mêmes estimaient la chose compliquée, etc.

 

Et si on lit bien la citation de Guérin, on s’aperçoit vite qu’il ne pouvait pas dire autre chose : « Le problème n’est pas de décider A PRIORI s’il faut légiférer ou pas. »

Il ne va pas effectivement annoncer, au début de la 1ère réunion de la Commission, qu’il va avoir une loi !

Cet « a priori » laisse intact la possibilité d’annoncer qu’a posteriori….

Et on peut nous refaire le coup des propos du style : au départ, on était plutôt contre, mais on a été convaincu par les auditions…où l’on choisit qui on veut et dont on tire les conclusions que l’on veut.

 

La dite « burqa » ou le « voile intégral » (CETTE EXPRESSION EST EFFECTIVEMENT MEILLEURE QUE BURQA : elle correspond mieux à la réalité empirique observée où il ne s’agit pas, stricto sensu, de « burqa ».

 C’est donc bien que la Commission l’utilise. Mais, attention quand même, ce terme risque de mettre une continuité entre le foulard et qui, de toute façon, pour les gens sera considéré comme une « burqa ») est une conséquence, et non une cause.

Il faudrait que la Commission, une fois n’est pas coutume, prenne le problème par le bon bout.

Et donc l’état des lieux, c’est sur ‘République et diversité’ qu’il faut le mener.

 

11:22 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (4)